[YEMEN] la route de l'Encens
Par Anthony Nicolazzi, lundi 13 mars 2006 à 21:32 :: reportages :: #1 :: rss
D’autres ont découvert le Yémen avant nous ; Rimbaud en fut le plus illustre ambassadeur. Mais jamais, malgré ses richesses tour à tour découvertes et redécouvertes, le Yémen n’est apparu au grand jour aux yeux du monde. Partir au Yémen aujourd’hui, c’est découvrir un jardin d’Eden, comme d’autres l’ont fait avant nous. Il y a un siècle, un millénaire... et bien plus encore.
Sana'a, capitale du Yémen.
Le souk de Sana'a est un entrelac de ruelles dominées par de hautes maisons-tours aux architectures audacieuses. Classé au patrimoine mondial par l'Unesco, le centre historique formait jadis une halte sûre pour les voyageurs qui acheminaient l'encens des montagnes d'Arabie jusqu'aux cités du bassin méditerranéen. Aujourd'hui, l'agitation continuelle des artisans et des marchands plonge toujours la ville dans l'ambiance des cités caravanières.
Jiambia à la ceinture, un homme yéménite de retour du marché au qat.
Le désert du Rub'al Khali, en route pour le wadi Hadramaout
Marib constituait autrefois la capitale du royaume de Saba. En érigeant des barrages monumentaux, les Sabéens avaient réussi à établir une civilisation florissante aux portes du Rub'al Khali, l'un des déserts les plus secs du monde. Les caravanes chargées d'encens transitaient là, avant d'affronter les chaleurs du désert et de découvrir les hautes maisons-tours de pisé de Shibam, la "manhattan du désert".
Merveille des merveilles, Shibam élève ses gratte-ciels de pisé au cœur du wadi.
C'est non loin des oasis discrètes du wadi Dohan qu'était produit l'encens, à base de résines d'arbres. Aujourd'hui,les villages colorés du wadi témoignent encore des influences indiennes ou malaises véhiculées par des siècles de commerce.
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